Usurpation d'identité

Polars de l’été (17/36)
A la mémoire d’Albin Durand,
résistant communiste, torturé et assassiné le 1er août 1944 à Sarrians (Vaucluse)

 

 

Tu es sûr, tu ne veux pas venir avec nous ? - Je vais marcher un peu puis rentrer à l’hôtel. - Tu sais pourtant qu’il aurait aimé que tu sois là. Je les ai laissés insister. Je savais bien qu’ils finiraient par se lasser, trop pressés d’échanger les souvenirs d’un passé que je ne connaissais pas, ou si peu et dont la découverte, à vrai dire, m’avait toujours fait un peu peur. Je n’avais qu’une envie, me retrouver seul. La tristesse peut-être, mais surtout le malaise qui s’était emparé de moi quelques minutes plus tôt et que je n’arrivais pas à dissiper. J’étais arrivé à Genève la veille par le train de 20 heures, m’étais aussitôt rendu à l’hôtel Majestic où une chambre m’avait été retenue. J’avais attendu que la nuit tombe et, dans le taxi qui m’emmena au funérarium à 23 heures, je ne vis de Genève que les lumières violentes qui empêchaient les ténèbres bienfaisantes de s’abattre sur la ville et d’apaiser mon esprit troublé. À cette heure tardive, j’étais à peu près sûr d’éviter le risque des sourires compatissants, des accolades viriles et des condoléances sincères ou convenues. Le funérarium restait ouvert la nuit et je m’étais glissé dans le salon IV dès que deux vieillards presque chauves, dont l’un arborait un visage couturé de cicatrices, en furent sortis en murmurant dans une langue qui sonnait comme de l’italien que je n’eus pas grand-mal à identifier, même si je ne compris pas leurs propos. J’avais beau être d’origine corse, ma connaissance de la langue se bornait à une vingtaine de mots banals et autant d’expressions courantes. J’avais quitté Zonza trop jeune pour qu’il en fût autrement. De toute façon, je n’ai jamais cultivé les particularismes, je redoute comme la peste les amateurs de "racines" et passionnés d’arbres généalogiques et ne vois rien d’autre qu’un hasard dans la naissance. Il avait l’air paisible. Ses traits apaisés avaient pris une douceur étonnante et une espèce de sourire indéfinissable flottait aux commissures de ses lèvres blanchies par la mort. Je le contemplai un bon moment. À force de fixer son regard, je finis par ne plus voir que sa tête, comme une photo dans un cadre. Et, comme pour contredire mes affirmations, me revint alors sur les lèvres un dicton qui m’avait frappé lorsque je l’avais lu je ne sais où : "À vita è un affaccata di purtella." "La vie est une apparition à la fenêtre." Je ne ressentais pas vraiment de peine, juste un peu d’irritation. Je n’avais jamais réellement compris pourquoi il avait payé mes études et assuré mon éducation grâce à la rente mensuelle qu’il avait versée à la famille qui m’avait élevé, dont je portais le nom, Girard. J’étais le fils d’un lointain cousin et les Corses sont gens d’honneur. C’était l’explication qu’on m’avait donnée et j’avais dû m’en contenter. D’ailleurs je n’aurais jamais osé le questionner lui-même. L’aurais-je voulu que je ne l’aurais pas pu. Je le rencontrais deux fois l’an, lors de fêtes ou à l’occasion d’un repérage ou d’un tournage dans la région parisienne, où je vivais chez les Girard. Il y avait toujours du monde autour de lui. Des acteurs célèbres, des producteurs, des compatriotes au regard dur. J’avais fini par penser qu’il ne redoutait rien tant que de se retrouver seul avec moi, exposé à mes questions. Plus tard, lorsque devenu avocat et que plusieurs affaires douloureuses m’eurent placé inopinément sous le feu des projecteurs, je m’étais enhardi et avais osé enfin demander les raisons de sa générosité. Je n’ai rien appris de plus. Je me posais trop de questions. Je devais simplement considérer qu’il avait agi comme tout homme digne de ce nom en cette situation. Mes parents étaient morts, tués dans un accident de la route et je n’avais plus d’autre famille que lui. Mais, puisque je semblais considérer que je lui étais redevable, eh bien, quand le moment serait venu, il n’hésiterait pas à me solliciter. J’avais acquiescé, comme soulagé de sa proposition. En dix ans, il avait fait appel à moi à deux reprises. Jamais pour lui directement. J’avais assumé la défense du fils d’un de ses vieux amis, accusé de meurtre, puis celle d’un commerçant de Nice qui avait abattu un cambrioleur dans des circonstances inquiétantes. J’avais fait de mon mieux et nous n’avions jamais plus évoqué la chose. Tout à coup, j’ai cru que le sourire sur ses lèvres s’élargissait. J’ai secoué la tête, essuyé d’un revers de main la sueur glacée qui suintait soudain à mon front. La fatigue. le train, où le cliquetis des ordinateurs m’avait obsédé sans que je pusse en détacher mon esprit. Je me suis levé, j’ai refermé doucement la porte comme si j’avais craint de le réveiller. La chambre de l’hôtel ultra-moderne était spacieuse, d’une propreté irréprochable. La télévision proposait plus de 250 chaînes et le réfrigérateur une quinzaine de boissons. Ne manquait qu’une âme. Je défis ma cravate, me massai longuement le cou, dévissai le bouchon métallique de la petite bouteille de whisky. Les journaux étaient toujours sur le lit où je les avais laissés. Je raflai le Monde, le Figaro et la Tribune de Lausanne et les étalai sur la table. Tout en buvant à petits traits le whisky, qui me détendit aussitôt, je relus tous les articles qui lui étaient consacrés. Éloges, dithyrambes, témoignages dégoulinant d’affection de stars du grand écran. C’était vraiment quelqu’un de bien. On rappelait partout qu’il avait commis une "erreur de jeunesse" mais il avait payé et sa vie ultérieure avait racheté cent fois sa faute. Et puis, il avait été résistant. Résistant quand plus de 80 % des Français attendaient que le sort des armes leur dicte le bon choix, est-ce que ça ne valait pas toutes les erreurs du monde ? Si la presse unanime, et les radios, et les télés, s’accordaient à le dire, pourquoi ce malaise qui avait tant de peine à se dissiper ? Était-ce à cause d’une simple phrase - même pas, d’un bout de phrase - "racket ayant mal tourné, quatre morts" ? J’avais du mal à la faire coller avec la dépouille si frêle que j’avais quittée une heure plus tôt. Mais qu’importe, n’étais-je pas avocat ? Ne consacrais-je pas ma vie au Droit avec un grand D, à la Justice avec un grand J ? Combien de fois, face aux sécuritaires, vampires frustrés d’un sang qui ne coulerait plus, avais-je répété que tout le monde avait le droit à un nouveau départ, une deuxième chance, un second souffle dès lors que la dette avait été payée à la société ! Plus vraisemblablement, c’est l’incident du cimetière qui avait fait persister mon malaise. La cérémonie touchait à sa fin lorsqu’il s’était produit. Les fossoyeurs descendaient avec la gravité et la componction requises le cercueil enfoui sous une avalanche de roses. Un vieillard aux cheveux d’un blanc de neige y avait déposé auparavant un piolet dont le manche portait gravée l’inscription "Cimes et jeunesse 1941-1944", et des acteurs des cassettes vidéo des films qu’ils avaient tournés ensemble. Une bonne vingtaine de photographes mitraillaient l’assemblée, autant pour illustrer les articles du lendemain que pour fournir à la presse à scandales d’hier rebaptisée people aujourd’hui, une nouvelle preuve que nos vedettes ont du coeur et le sens de l’amitié. Une célébrité du petit écran s’était chargée de l’éloge funèbre : amitié, fidélité, honneur, générosité, talent, erreur, rachat, Résistance. les mots avaient défilé sans que je les entende vraiment, comme la bande-annonce d’un prochain film à la Dernière Séance. Les hurlements m’avaient soudain tiré de l’état d’hébétude ouatée auquel je m’étais laissé insensiblement glisser. Un peu en retrait, trois hommes en costume sombre, des vieillards, ou tout comme, traînaient sans ménagement un vieil homme vers l’allée la plus proche. J’entendis des murmures autour de moi. "Un cinglé." Un des hommes en costume serrait contre lui un paquet de feuilles. Deux femmes en ramassaient d’autres, éparpillées sur le sol, entre les tombes et dans l’allée. Je voulus m’approcher de la scène, mais personne n’avait bougé, la cérémonie avait déjà repris son cours et une force inouïe me figeait à ma place. Déjà les condoléances commençaient et on me fit signe. Après tout, il n’avait pas eu d’enfants et à part la veuve, je constituais à moi seul ce qui restait de famille. Nous nous tenions sur le côté, elle et moi. Des bras fraternels et pleins de compassion nous étreignaient, des pleurs mouillant parfois des visages connus ou vaguement familiers. La célébrité me serra longuement contre elle avant de prononcer les mots définitifs. "C’était un homme, un vrai." Moi, je ne voyais rien que la plaque de marbre qui avait été vissée sur le devant de la pierre tombale et des mots dorés à l’or fin, un peu brouillés par la distance : "Pascal Tramonti, écrivain, réalisateur, résistant" et l’image du trouble deuil traîné par les bras comme un condamné à mort. J’avais laissé mes affaires à l’hôtel. Un taxi m’y emmena. Je n’avais plus qu’une envie, repartir, retrouver éthel. Elle m’avait proposé de m’accompagner et j’avais bêtement refusé parce que je voulais rester seul. à présent, elle me manquait et j’éprouvais ce sentiment de solitude affreux qui m’accable dès que je suis loin d’elle. La jeune femme attendait près du comptoir du bar, debout, une tasse de café devant elle. Elle vint à ma rencontre dans le hall, un journal dans sa main crispée. - Maître Girard, j’ai besoin de vous parler. Je jetai un coup d’oeil à ma montre. Mon train ne partirait pas avant deux heures. Je commandai un café-crème pendant qu’elle m’expliquait qu’elle était étudiante en droit, qu’elle m’avait déjà entendu plaider. En d’autres circonstances j’aurais été flatté, mais là, je n’avais pas la tête aux compliments. - Maître, je vous en supplie, accompagnez-moi à l’hôpital, je vous expliquerai en chemin. Durant toute la durée du parcours, elle me parla d’une voix fiévreuse et saccadée. Je l’écoutai sans rien dire parce que mon regard était rivé au vieux journal jauni qu’elle m’avait tendu au comptoir pour me convaincre de l’écouter. Il avait dû passer entre de nombreuses mains. Des phrases étaient à demi effacées et le papier craquait. Sous le titre l’Humanité, organe central du Parti communiste, le marteau avait perdu la partie inférieure de son manche, il manquait sa pointe à la faucille et le chiffre à la date : juillet 1948. Une photo pâlie, surmontée du titre "Les tueurs de Pantin plastronnent devant les assises", montrait plusieurs accusés dans un box de justice. Malgré sa jeunesse, il m’était impossible de me méprendre sur l’identité du jeune homme au premier plan, col ouvert sur un veston bien coupé. Malgré le nom qu’on lui prêtait, je ne pouvais douter une minute que ce fût bien lui. Je n’arrivais pas à fixer les lignes à demi effacées du long article que l’Humanité consacrait au procès. Je n’entendais plus ce que me racontait la jeune fille. Le taxi s’arrêta devant le perron de l’hôpital et quand je voulus sortir mon porte-feuille pour payer, c’était déjà fait et elle m’avait pris par le bras et m’entraînait avec elle, derrière elle devrais-je dire, au service des urgences. - Vite, je vous en prie. Le choc a été terrible, je ne suis pas sûre que mon grand-père tienne le coup ! Il y avait deux autres hommes âgés dans la grande chambre où j’avais suivi la jeune fille, mais, malgré les pansements sur le nez et le front et le plâtre de résine qui enveloppait son épaule gauche, je reconnus aussitôt le vieil homme du cimetière. Il était éveillé et un éclat fugitif passa dans ses yeux dès qu’il m’eut aperçu. Il m’indiqua d’un geste las le fauteuil au chevet de son lit, fit un signe presque imperceptible à sa petite-fille, qui sortit aussitôt d’un vieux cartable de cuir rougeâtre un dossier assez épais bourré de documents. - Il a reçu un coup sur la trachée et n’arrive plus à parler. Il veut que vous lisiez ces documents. Les yeux de l’homme me fixaient intensément. Ils suppliaient, mais me défiaient en même temps. Plus rien ne semblait avoir d’importance que mon acceptation ou mon refus. J’ouvris le dossier. Je suis avocat, je l’ai dit, et j’ai l’habitude de la lecture en diagonale, je passe pour capable de mémoriser les éléments d’un dossier complexe en le parcourant pour la première fois. Mais là, il m’était impossible de survoler, de feuilleter. Au-dessus du dossier proprement dit, il y avait trois exemplaires du papier du cimetière. Peu de texte, un cri d’indignation. Non au mensonge et à la honte ! Pascal Tramonti-Ange Ripanti kollabos ! Le tract ne me parut pas très clair. Sans doute l’était-il pour le vieil homme mais il était difficile de savoir exactement ce qu’on reprochait à mon grand-oncle. Je me jetai dans le dossier, constitué essentiellement d’originaux et de photocopies de presse. L’Humanité, Libération - celui de l’après-guerre -, le Parisien libéré, la Marseillaise. L’ensemble était très répétitif, c’était normal puisque les chroniqueurs judiciaires avaient couvert les mêmes affaires. Au fur et à mesure que je pénétrais plus avant dans le dossier, la vérité se faisait jour, sordide, et elle faisait voler en éclats la légende dorée du jeune résistant victime après la Libération de fréquentations douteuses et entraîné malgré lui dans un racket à l’issue tragique. La Marseillaise relatait la condamnation à vingt ans de travaux forcés pour trahison par la cour de justice de Toulon ; Libération, le Parisien et l’Humanité évoquaient une inculpation pour vols à Grenoble, puis dressaient le portrait de chacun des inculpés du procès de 1948. La Résistance ? Un des inculpés, Jean Guidélios avait été milicien et garde du corps personnel d’un des principaux porte-parole du régime pétainiste, Jean-Hérold Paquis ; une autre, Line Bonmajor, était la maîtresse d’un agent de la Gestapo, et mon grand-oncle et son frère engagés dans les troupes du Parti populaire français de Doriot. C’est en lisant la série d’articles de l’Humanité que je compris le stratagème machiavélique qui avait permis à un des avocats des accusés de donner naissance à la thèse, complaisamment reprise par la suite, de l’engagement dans la Résistance. En mai 1946, la bande s’était recyclée en liquidant les complices de la veille, abattant un ancien fournisseur de la Wehrmacht avec lequel elle avait été en affaires. L’assassinat d’un collaborateur concurrent les avait ainsi travestis en résistants ! L’"erreur" de trop avait aussitôt suivi lorsque ceux que le journal appelait "les anciens élèves de la Gestapo" avaient assassiné deux industriels d’Issy-les-Moulineaux, les frères Joppy, pour leur voler un lot de pièces d’or. Un grognement m’arracha à la lecture accablante. De toute façon, qu’avais-je encore à apprendre ? Le vieil homme, de son bras valide, avait réussi à saisir la potence du lit médicalisé et à se redresser dans le lit. Sa petite-fille remonta deux oreillers dans son dos. Je ne sais comment elle le comprenait mais elle avait déjà ouvert un portefeuille au cuir très usé et en avait tiré une pièce d’identité qu’elle me tendit. L’homme que d’autres vieillards avaient molesté s’appelait Pierre Joppy. Le fils d’une des victimes. La jeune fille plongeait sur moi un regard qui me vrilla jusqu’aux os. Je n’y lisais aucune haine, pas même de l’hostilité, mais la même détermination farouche qui durcissait les yeux du vieil homme. - Les hommages funèbres, les chants d’amour au rebelle, les louanges à l’oeuvre de l’écrivain et à ses films, mon grand-père s’en fout, monsieur Girard. Et moi aussi. La gloire est éphémère et crapules et héros sont souvent confondus dans un oubli rapide. Mais ce que mon grand-père ne peut vous dire dans l’état auquel l’ont réduit les amis de votre parent, c’est qu’on ne peut laisser plus longtemps accréditer la légende du résistant. C’est un crachat à la mémoire de ceux qui avaient choisi l’honneur et qui furent ses victimes. Mon grand-père a tout tenté. On a voulu acheter son silence, on l’a menacé, l’amnistie étant passée par là, de le poursuivre en justice, il a reçu des menaces de mort et vous avez dû voir au cimetière comment on l’a traité. Si vous êtes celui que nous croyons, c’est à vous d’agir maintenant. J’aurais voulu parler mais un étau me broyait la gorge. J’ai hoché la tête, je me suis penché vers le vieil homme retombé sur ses oreillers, j’ai étreint maladroitement son épaule valide. J’ai regardé la jeune fille et j’ai hoché la tête une seconde fois avant de quitter la chambre. Les autres malades m’ont regardé sortir quand je suis passé près de leur lit, mais je sentais dans mon dos les brûlures d’autres regards qui brillaient de colère, de peine et peut-être d’espoir. Sur le parvis de l’hôpital, j’ai jeté un oeil à ma montre. Mon train était parti depuis plus d’une heure. J’ai sorti mon portable de son étui, ai composé le numéro d’Éthel avant de me raviser. Un taxi m’a ramené en ville. Je l’ai fait arrêter devant une quincaillerie. Il ne m’a pas fallu plus de cinq minutes pour y acheter ce que j’étais venu chercher. Le chauffeur n’a pas posé de question quand je lui ai demandé de me conduire au cimetière. J’ai réglé la course et je suis retourné carré 3, allée B. Il était un peu plus de midi, quelques rares personnes, âgées pour la plupart, nettoyaient des tombes. J’ai croisé deux employés qui ramassaient les fleurs fanées et ratissaient les allées. Je me suis agenouillé devant la tombe, j’ai sorti le marteau et le burin du sachet plastique et j’ai commencé ce pour quoi j’étais venu. Les lettres de " résistant " ont volé en éclats, et je contemplais la balafre dorée qui remplaçait le mot manquant quand les deux employés sont arrivés avec un policier en tenue. Au commissariat, on a été très poli avec moi, on m’a autorisé à appeler Éthel. Je l’ai rassurée et je lui ai demandé de prendre contact avec un journaliste de l’Humanité. Elle a paru étonnée mais m’a promis de le faire aussitôt. Un policier vient de m’apporter de l’eau, il m’a annoncé que le commissaire en personne arrivait avec l’avocat de la ville et un responsable du canton de Genève. Je vois bien aux regards qu’on me jette furtivement qu’on pense que j’ai été pris d’un moment d’égarement. Bizarrement, mon malaise s’est dissipé. Les arguments se bousculent dans mon cerveau étrangement lucide. Pierre Joppy et sa petite-fille sont avec moi. Je ne les décevrai pas.

Roger Martin

Né en 1950, prof de lettres et militant communiste, fondateur du Sursaut, à Carpentras, spécialiste de l’extrême droite et plus particulièrement de l’ultradroite américaine comme en atteste son AmeriKKKa, voyage dans l’internationale néofasciste (Calmann-Lévy). 25 romans, enquêtes et séries BD sur ces thèmes très noirs.

À lire : Quai des désespoirs (Le Seuil, Points Policiers), les Neiges de l’Idaho (EP éditions).