Catherine Fradier : Camino 999,

Journal l'"Humanité-Hebdo" du Jeudi 9 août 2007

Polar. Une sélection tout-terrain pour un été chaud

Lunes blafardes.

Les lecteurs de l’Huma se jetteront sur ce livre : parce qu’il est de Catherine Fradier, dont nous avions déjà loué la Colère des enfants déchus (couronné depuis par la grand prix de littérature policière), parce qu’il s’agit d’un récit haletant où sont exposées les relations scandaleuses entre le pouvoir et l’argent au coeur de l’empire financier du Vatican, parce que, le livre à peine paru, auteur et éditeur ont été attaqués en justice par l’Opus dei, qui espère, par une lourde condamnation, museler toute velléité de critique et de dénonciation de ce qui n’est rien de moins qu’une société secrète omnipotente, et qu’il y va donc de la liberté d’expression des journalistes et des écrivains, enfin parce qu’au-delà de son aspect dénonciateur et polémique, Camino 999, dont l’héroïne porte le nom hautement symbolique de Montalban, est une oeuvre qui s’inscrit dans la meilleure tradition du roman noir, celle qu’illustrèrent Hammett et McCoy, Finnegan et Collins

Roger Martin