"Entretien" avec William Campbell Gault

J'ai mis le mot entretien entre guillemets, car en fait, la dizaine de pages que l'on pourra lire ci-après est le résultat d'une correspondance suivie entre William Campbell Gault et moi-même.
Les propos que je lui attribue correspondent exactement aux réponses qu'il a faites à mes questions dans ses lettres des 29 juillet, 7novembre, 1 et 8 décembre 1981 et 21 janvier, 17 février, 12 avril et 26 mai 1982.

 

R.M. William Campbell Gault, à 72 ans, vous venez d'écrire coup sur coup cinq livres, cinq romans noirs. Les deux premiers, The Bad Samaritan et The Cana Diversion ont paru, Raven House annonce pour bientôt les deux suivants, The Unvelled Threat et Death In Donegal Bay.

Or, nous n'aviez plus publié de romans noirs depuis Dead Hero (Le dernier paladin) en 1963.

Pourquoi un tel silence ?

W.C.G. De 1936 à 1950, je n'ai écrit que des nouvelles pour les Pulps. Quand les Pulps ont commencé à péricliter, j'ai été obligé de me reconvertir.

C'est ainsi que je suis devenu employé des postes en Californie.

Je travaillais pour les postes le jour et la nuit, j'écrivais des romans pour refaire surface dans le métier.

Pendant un peu plus de dix ans, j'ai donc écrit des romans noirs et des romans pour la jeunesse, jusqu'au moment où je me suis rendu compte que les seconds se vendaient beaucoup mieux que les premiers et étaient réédités plus souvent.

J'ai donc délaissé totalement le roman noir au profit du roman pour la jeunesse qui commence cependant à se vendre difficilement car les enfants lisent de moins en moins.

En 1974, j'ai écrit un roman noir. J'avais proposé un titre à Ross Mac Donald : The Bad Samaritan ; et il ne l'a pas utilisé et je me suis senti obligé d'écrire le livre!

C'était à la fois une blague et un défi à moi-même, et cinq ans plus tard un de mes agents J'a vendu à Raven House qui m'en a demandé d'autres.

Je me suis mis au travail d'arrache-pied et j'ai tapé à la machine sur un rythme infernal pour produire les trois autres romans.

R.M. Vous avez évoqué les Puips. Vous avez été un collaborateur prolifique de ces magazines bon marché...

W.C.G. J'ai écrit environ 300 nouvelles pour des Pulps comme Dime Mystery Magazine, Startling Stories, Popular Detective, Popular Sports, Adventure, Ace Sports, avant d'écrire vers 1952-1960 pour Saint Detective Magazine, Mike Shayne Mystery Magazine, Ellery Queen Mystery Magazine et Alfred Hitchcock Mystery Magazine.

J'ai arrêté d'écrire des nouvelles en 1958.

Les deux dernières de ma bibliographie, Spectator Sport et Horses And Homicide (1959 et 1961 ont été écrites bien avant.*

R.M. Vous n'envisagez pas de vous remettre à la nouvelle

W.C.G. Il n'est pas impossible que je remette en scène Joe Puma dans quelques nouvelles que je situerais dans le passé puisque Puma est mort dans The Cana Diversion.

R.M. Toutes les nouvelles que vous fournissiez aux Pulps n'étaient pas policières....

W.C.G. Non, j'ai vraiment écrit dans tous les genres. Noir, avant tout, sportif ensuite mais aussi science-fiction (This Way To Mars, Joy Ride), fantastique (The Mighty Dead - The Woman Obsession) et même une fois romance à l'eau-de-rose (The Shining Hour).

R.M. Et Don't Forget The Dream (1950) ou There Are Rewards (1953) ?

W.C.G. Il s'agit plutôt à proprement parler d'articles à l'usage de jeunes américains, où je donne mon avis sur la création littéraire et les éléments essentiels du genre qui nous intéresse.

R.M. Vous avez également, et cela nous intéresse énormément, collaboré régulièrement à la prestigieuse revue Black Mask ?

W.C.G. Attention ! Il faut faire très attention ! Bien sûr, j'ai écrit à Black Mask, mais ce n'était plus le GRAND Black Mask, édité par le Captain Shaw. Moi, j'écrivais dans celui qui lui a succédé, dirigé par Ken White.

R.M. Vous avez publié en 1948, une nouvelle intitulée The Bloody Bokhara. Or, ce titre sera celui de votre second roman noir en 1953...

W.C.G. Oui, c'est vrai. Je me suis servi de ma nouvelle, que j'ai considérablement développée, pour écrire The Bloody Bokhara (La clef sous le tapis). C'est un procédé courant chez nous et Hammet comme Chandler en étaient coutumiers.

R.M. Votre nom figure par deux fois dans des livraisons du fameux pulp consacré à The Shadow et portant le même titre. Or, nous pensions que les écrivains qui écrivaient les aventures de The Shadow le faisaient sous le nom-maison de Maxwell Grant ?

W.C.G. Là encore il faut faire attention ! Dans chaque livraison de The Shadow - et c'était la même chose pour Doc Savage - il y avait à côté d'une longue nouvelle consacrée à ce héros et signée Maxwell Grant Kenneth Robeson pour Doc Savage - des nouvelles plus courtes et indépendantes, que leurs auteurs signaient de leur propre nom. Ce que j'ai fait pour The Devil's Agent (1943) et And Dust To Dust (1946).

R.M. Comment êtes-vous venu à la littérature ?

W.C.G. J'ai toujours écrit. Je suis venu à l'écriture - pas à la littérature ! - parce que c'est ce que j'avais toujours eu envie de faire, même du temps où j'étais étudiant.

Je n'ai jamais cessé d'écrire depuis 1940, sauf pendant deux interruptions indépendantes de ma volonté, le service militaire et le passage au roman après le déclin des Pulps.

J'ai 72 ans et je continuerai à écrire jusqu'au bout en espérant être publié.

R.M. Contrairement à vos confrères, vous avez rarement usé de pseudonymes. On vous connaît celui de Will Duke pour un roman intitulé Fair Prey et qui n'est pas un roman noir, et celui de Roney Scott pour des nouvelles

En avez-vous eu d'autres et pourquoi ?

W. C. G. D'abord, Fair Prey est bien un roman noir. Son titre original était Dead Stymie. J'ai dû utiliser un pseudonyme parce que Saul Davil, de Black Mask, qui reprenait certains de mes titres en livres de poche, n'autorisait pas les écrivains à se servir de leurs véritables noms s'ils écrivaient pour un autre éditeur de livres de poche.

Mon seul autre roman signé d'un pseudonyme est Shakedown, par Roney Scott.

Là encore, l'éditeur exigeait un pseudonyme.

Il s'agissait d'un volume double et l'autre auteur, Howard Fast, signa Walter Ericson son livre dont le titre était The Darkness Within.

Pour les nouvelles, j'ai utilisé trois pseudonymes : Roney Scott, Ray P. Shotwell et Dial Forrest.

Roney Scott et Ray P. Shotweil m'ont servi lorsque j'avais déjà une nouvelle sous mon véritable nom dans le même numéro de la revue.

Quant à Dial Forrest, j'ai été obligé de le prendre car la revue Saga limitait le concours qu'elle organisait et dont j'ai gagné le troisième prix à des écrivains inconnus.*

R.M. Vous avez écrit, parallèlement d'abord à vos romans noirs, exclusivement ensuite, un nombre important de romans pour la jeunesse.

Vous avez déjà expliqué que cela rapportait plus et que les livres restaient imprimés plus longtemps. Est-ce tout ?

W.C.G. C'est important!

Ecoutez ! En 1952, j'ai écrit Don't Cry For Me (Faut pas s'attendrir) qui m'a valu l'Edgar.

Deux mois après parution, l'ouvrage était devenu introuvable ; il était épuisé.

La même année, j'ai écrit un roman pour la jeunesse, Thunder Road. Il est toujours en vente

Voilà pourquoi j'ai abandonné le roman noir en 1963!

R.M. Pourquoi vous-y être remis, alors ?

W.C.G. Parce que les garçons chez nous lisent de moins en moins de romans pour la jeunesse!

R.M. A la différence de Michael Collins (Dennis Lynds) dont vous êtes d'ailleurs l'ami, quand vous vous êtes attaqué à la littérature pour la jeunesse, vous n'avez pas choisi le mystère, mais le sport.

On vous dit d'ailleurs sportif accompli et votre plus célèbre héros, Brock Callahan, surnommé Le Roc, est un ancien joueur de football américain.

W.C.G. Je me suis lancé dans les romans sportifs parce que j'aimais bien ça et que c'est ce qui se vendait le mieux.

Rien à voir avec le fait que je serais un sportif accompli!

J'ai pratiqué le football à l'école mais je n'étais pas un bon joueur et si je suis un passionné de golf, là encore je suis loin d'être un crack!

Un tiers environ de mes romans sportifs est consacré aux sports automobile et motocycliste parce que ce sont ceux qui marchaient le mieux.

Leur étoile a pâli et je leur ai consacré moins de livres.

Les temps changent. Les modes aussi.

J'ai vendu dernièrement deux romans à Dodd-Mead.

Le premier, consacré aux motos, après quatre périodes de royalties de six mois chacune, n'a pas encore rapporté - à 248 dollars près les sommes que l'on m'a avancées. Le second, consacré au football, a déjà fait 1400 dollars de mieux que l'avance, alors qu'il n'en est qu'à la deuxième période de royalties!

Les temps changent et les écrivains qui veulent rester à flot, doivent savoir changer avec eux!

R.M. William Campbell Gault, vous m'avez repris en affirmant que vous étiez venu à l'écriture, pas à la littérature.

Ce que vous écrivez, ce n'est pas de la littérature ?

W.C.G. Je suis un homme aux talents limités.

Si j'avais plus de talent, je n'écrirais pas ce que j'écris.

Je suis un vieil homme et dans vingt ans on aura oublié jusqu'à mon existence

R.M. Je pense - et tous ceux, nombreux, qui prennent plaisir à vous lire également - que vous êtes bien sévère avec vous-même

W.C.G. Je ne crois pas. Je ne me sous-estime pas! Et je ne méprise pas le genre qui me fait vivre!

J'estime que bien des romans noirs sont supérieurs à nombre de romans à succès mais je ne les mets pas sur le même plan que les ouvrages des maîtres, qu'ils aient connu le succès ou pas!

R.M. A propos, quels sont vos écrivains préférés ?

W.C.G. Actuellement, Saul Bellow, John Cheever, Mark Harris.

Et avant eux, Hemingway, Fitzgerald, Steinbeck, Saroyan*, Robert Frost et Mark Twain.

Mes romans préférés sont The Great Gatsby, Bang The Drum Slowly et Of Mice And Men.**

R.M. Et dans le domaine qui nous intéresse plus particulièrement ?

W.C.G. Je ne lis pas énormément de romans noirs mais mes auteurs préférés dans le genre sont, pour les anciens, les deux maîtres Hammett et Chandler, et, pour les nouveaux, - c'est relatif pour le premier Ed Mac Bain et Robert B. Parker.

R.M. Vous évoquez Hammett et Chandler. Avez-vous subi leur influence ?

W.C.G. Très peu d'écrivains ont exercé une influence sur moi, et parmi eux aucun auteur de romans noirs à l'exception, peut-être, Raymond Chandler.

R.M. Nombre de vos titres (The Sacrificial Lamb, The Bad Samaritan, The Cana Diversion...) semblent faire référence à La Bible ou aux Evangiles. Faut-il en conclure que vous vous inscrivez dans la grande tradition américaine à la Steinbeck ?

W.C.G. Non, vous avez trop d'imagination.

Je ne m'intéresse que très peu à La Bible. Les titres auxquels vous faites allusion reprennent des expressions qui sont devenues courantes dans la conversation en Amérique!

R.M. Pour en venir à vos deux héros de série, Joe Puma - 6 romans, une nouvelle - et Brock Callahan 11 romans -, on constate que leur nom semble les désigner le premier comme Italien, le second comme Irlandais.

De plus ces noms sont évocateurs, Puma surtout!

W.C.G. C'est au hasard que j'ai choisi leurs noms.

Néanmoins, je dois avouer que la plupart des privés ont des noms qui sont aussi ceux d'objets dangereux, ou de métiers qui peuvent l'être : Lew Archer, Sam Spade, Mike Hammer.*

Puma* évoque la robustesse alliée à la souplesse d'un félin. Callahan est moins évocateur, alors je lui ai accolé Le Roc, en référence à son passé de joueur de football.

Mais tout cela s'est imposé à moi sans que j'en aie clairement conscience.

R.M. Après avoir promené Puma dans la Californie du Sud pendant vingt ans et plus, vous prenez une décision rarissime chez les pères de héros de série : vous tuez votre personnage dans The Cana Diversion.

Pourquoi cet assassinat ?

W.C.G. Joe Puma a été assassiné dans The Cana Diversion simplement parce qu'il me fallait une victime et que je n'avais pas l'intention de lui prêter de nouvelles aventures.

Vous n'êtes pas le seul lecteur à mal prendre ma décision. Mais je plaide Nolo Contendere*

R.M. Tout se passe, comme si, vous sentant vieillir, vous ne vouliez plus écrire que des aventures de celui de vos héros que vous ressemble le plus, Brock Callahan, qui, d'ailleurs, enquête par devoir sur l'assassinat de Puma...

W.C.G. Vous êtes tenace ! J'avais dit que je plaidais Nolo Contendere.

Vous êtes peut-être dans le vrai, mais je ne l'affirmerai pas car je ne peux sereinement juger de mes propres actes et de mes propres réactions!

Si Raven House cesse de publier mes romans, peut-être ressusciterai-je Puma et lui consacrerai-je quelques nouvelles...

R.M. Callahan et Puma enquêtent en Californie et plus précisément en Californie du Sud.

Pourquoi le choix de cette région ?

W.C.G. Simplement parce que c'est celle où je vis depuis une trentaine d'années, que je la connais bien et apprécie son climat.

R.M. Et Milwaukee ?

W.C.G. Milwaukee est non seulement ma ville natale mais celle où j'ai passé les quarante premières années de ma vie.

J'y ai situé mon second roman noir The Bloody Bokhara (La clef sous le tapis), qui se passe dans le milieu des commerçants et artisans en tapis.

R.M. Dans les milieux arméniens ? D'ailleurs le nom de jeune fille de votre femme est le même que celui de votre héros : Kaprelian.*

W.C.G. C'est un nom répandu chez les Arméniens.

Ma femme est arménienne, ma soeur a été marié à un arménien. Les Arméniens sont une grande famille et vivent souvent en communauté, aussi je connaissais bien ces milieux.

Mon livre était d'ailleurs dédicacé à un Arménien.

Il n'en a pas lu plus de dix pages : il n'aimait pas lire!

R.M. Milwaukee ne vous a pas oublié, je crois, puisque vous avez été l'un des points de mire du dernier BoucherCon et que la presse locale, rendant compte de la manifestation, parlait de vous comme d"'un géant du genre" ?

W.C.G. J'ai eu énormément de plaisir à retourner à Milwaukee et les marques de sympathie et de respect dont j'ai été l'objet m'ont profondément touché.

R.M. De tous vos romans, vers lesquels vont vos Préférences ?

W.C.G. Je crois que mon premier roman, Don't Cry For Me (Faut pas s'attendrir) était probablement le meilleur ; ensuite je vois The Bloody Bokhara (La clef sous le tapis).

Mais ça m'est difficile de juger et de toutes façons aucun ne me survivra très longtemps!

R.M. Joe Puma et Brock Callahon n'ont-ils jamais intéressés des producteurs de cinéma ou de télévision?

Ils avaient tout pour ça!

W.C.G. Callahan a failli devenir un héros de feuilleton T.V. 

La compagnie avait fait tourner un "pilot" * mais le feuilleton ne s'est pas fait et le "Pilot" a été vendu comme téléfilm unique.

R.M. Qui interprétait Callahan ?

W.C.G. Je ne sais pas. Je me rappelle simplement que le script était de Stirling Silliphant, jeune et inconnu à l'époque et le producteur était Harry Ackerman.

R.M. Qui auriez- vous vu pour Callahan ?

W.C.G. Il y a quelques années Burt Lancaster aurait été l'interprète idéal ; à présent je ne sais pas.

R.M. Pas d'autres relations avec le cinéma ou la télévision ?

W.C.G. Si, j'ai vendu quelques vieilles nouvelles à la T.V. et l'an dernier Hollywood a pris une option de 18 mois pour un de mes vieux livres pour en faire un téléfilm de deux heures.

Mais rien n'a suivi!

R.M. De quel livre s'agissait-il ?

W.C.G. C'était une aventure de Joe Puma parue en 1961, The Hundred Dollar Girl.

R.M. Quand on parcourt votre bibliographie on est frappé du nombre et de la variété des nouvelles. De leur longueur aussi. "Short-Stories", "Novellas", "Novelettes", elles rerouvrent des histoires de longueur variable et le prix qu'on vous en donnait, lui aussi, en était variable ?

.W.C.G. Mes premières histoires pour Mc Clure étaient de très, très courtes nouvelles - environ 900 mots - et on me les payait cinq dollars chacune.

Les prix variaient d'une revue à l'autre et, d'une période à une autre.

J'ai touché 6,5 dollars de Grit pour une nouvelle de 6000 mots et 2000 dollars du Saturday Evening Post pour une nouvelle de même longueur!

Swappers Friend me payait une fois 2,5 dollars, une autre fois 1 dollar!

Argosy, Blue Book, Black Mask, Deteétive Story et Adventure payaient plus que la moyenne des Pulps qui offraient de 0,5 cent à 2 cents le mot!

R.M. William Campbell Gault, vos héros échouent parfois en prison. Un telle mésaventure vous est-elle déjà arrivée ?

W.C.G. Oui! En 1929, je suis parti pour la Floride avec des copains. J'ai été incarcéré une journée à Miami, puis relâché.

Je ne sais toujours pas pourquoi ils m'avaient ramassé!

R.M. Vous avez été traduit en 14 langues, dont le français. Je crois que vous le pratiquez un peu ?

W.C.G. J'ai étudié votre langue pendant un semestre parce que j'étais amoureux du professeur. Cinquante ans plus tard, j'aurais pu danser avec cette femme à la réunion des anciens de la classe, mais à cette date je voyageais en Europe!

Mon français est abominable. Tout ce que je sais dire c'est : "Rémi est un enfant de dix ans"!

Vous comprendrez que ce ne me soit pas d'un grand secours dans les restaurants français

 

Santa-Barbara - Mont-Saint-Martin

29 juillet 1981/26 mai 1982

(Traduit par Roger Martin)

 

 

* The Cackle Baldder (E.Q.M.M. 1960) n'est en effet que la reprise d'un texte de 1950

* A côté de cette petite supercherie William Campbell Gault a parfois fait preuve d'étourderie. C'est ainsi qu'en 1958, pendant que son agent vendait les droits de Run, Killer, Run à Dell, pour une édition de poche, lui les vendait à Zenith. Les deux éditions sortirent, simplement Zenith débaptisa le roman pour l'appeler The Sweet Blond Trap

*Le nom de Saroyan revient tout au long de Don't Cry For Me (Faut pas s'attendrir).A un pédant qui l'interroge en ces termes : "Nous étions en train de nous demander pourquoi Mr Saroyan n'avait pas jugé bon de se faire entendre depuis quelque temps le héros, Pete Worden, répond : "Il n'est pas comme les autres écrivains... Il n'écrit que lorsqu'il a quelque chose à dire".

* Gatzby le magnifique de Francis Scott Fitzgerald, Bang The Drum Slowly de Mark Harris et Des souris et des hommes de John Steinbeck.

* Héros respectifs de John Ross Mac Donald, Dashiell Hammett et Mickey Spillane. Archer signifie archer, Spade, épée et Hammer, marteau.

*On retrouve un Joe Puma dans Shakedown (signé Roney Scott), mais ce n'est pas le même personnage.

*Nolo Contendere : je ne veux pas engager la discussion à ce sujet, je ne veux pas justifier ma décision.

*Gault aime bien donner à ses personnages les noms de personnes qui peuvent être des proches ou des membres de sa famille. Dans Don't Cry For Me, l'inspecteur sympathique s'appelle Hovde, nom de jeune fille de la mère de Gault.

*"Pilot": un épisode unique qui sert d'essai et de test pour juger de la possibilité de poursuivre ou pas par une série.