Remerciements pour l'aide précieuse qu'ils ont bien voulu nous apporter... à  Francis M. Nevins, Jr., aux éditions N.R.F.-Gallimard et surtout à Robert Soulat, directeur de la Série Noire

Editorial

Voici donc le second numéro d'Hard-Boiled Dicks.

L'accueil qui a été réservé dans les milieux spécialisés à notre premier numéro consacré à Marvin H. Albert est plus qu'encourageant et nous y puisons confiance et ardeur pour continuer.

Après Marvin H. Albert, nous poursuivons aujourd'hui avec un écrivain de la même génération, Michael Collins.

Ici le pseudonyme a dévoré le nom patronymique, car Dennis Lynds, s'il signe toujours de ce nom certains romans et nouvelles, s'il est également William Arden, Mark Sadler, John Crowe, Carl Dekker, John Douglas et Cie, est plus connu sous celui de Michael Collins.

C'est sous ce nom qu'il a publié son premier roman noir, Act Of Fear (Mon Ami Jojo).

C'est sous ce nom aussi et pour ce même roman qu'il a reçu en 1968 l'Edgar annuel du Mystery Writers Of America.

C'est sous ce nom encore qu'il bâtit livre après livre la saga d'un privé pas tout à fait comme les autres, Dan Fortune, dont les 10 volumes d'aventures viennent de lui valoir le titre de Meilleur Auteur de Romans Noirs, décerné par l'Arbeitsgemeinschaft Kriminalliteratur de R.F.A.

C'est sous ce nom enfin que nous nous adresserons à lui.

Si nous consacrons un numéro d'Hard-Boiled Dicks à Michael Collins, c'est que nous considérons qu'il est un des écrivains qui ont su renouveler le roman noir tout en restant fidèle à l'esprit de Chandler ou d'Hammett.

Dennis Lynds est l'auteur de plus de cinquante romans.

Sous les noms de Collins, Arden, Sadler, Crowe il a écrit environ 35 livres.

11 seulement sont traduits en notre langue, auxquels il faut ajouter il est vrai plusieurs romans pour la jeunesse en Collection Verte.

On ne comprend pas les raisons qui empêchent la traduction, sinon de tous les autres, du moins des oeuvres les plus notables.

A quand la traduction des autres Dan Fortune ?

A quand la traduction de The Slasher (M. Collins), Here To Die (Mark Sadier), Bloodwater (John Crowe), Blue Death (M. Collins), A Dark Power (William Arden), ces livres qui sont ceux que Lynds considère comme les plus réussis ?.

Ne craignons pas de le répéter : Lynds-Collins n'est pas l'homme d'un seul livre.

A sa façon, il est en train de nous construire une oeuvre dense et complexe, plus représentative des U. S.A. et de leur réalité que nombre de romans aussi prétentieux qu'à la mode!

 

Roger Martin