Avez-vous lu Martin Brett ?

par Claude Mesplède *

C'est presque par hasard que Martin Brett est devenu un auteur estimé de romans policiers (1) Il avait passé une année à écrire son premier livre Dark Passions Subdue qu'il qualifie "d'hymne puritain sur l'homosexualité réprimée". Mais il constate vite que ce ne sont pas les quelques milliers d'exemplaires vendus qui vont le nourrir. Dans le même temps il découvre une denrée très à la mode dans les années 50, le thriller, et à la suite d'un pari, il va changer de genre littéraire. On lui a parlé de Mickey Spillane. Il entre dans une librairie de Montréal, lit quelques résumés au dos des ouvrages de cet auteur qu'il ignore et il se met à la tâche. Comme pour jouer une bonne plaisanterie aux amis qui l'ont mis au défi. Et cela va marcher. Tout d'abord avec Exit in Green, un suspense situé dans un village canadien puis surtout avec Hot Freeze (Mon Cadavre au Canada) dont les droits d'auteur lui permettront par la suite de voyager et de trouver des sujets et des lieux pour ses livres suivants.

Mon Cadavre au Canada marque le début d'une série de quatre titres dans lesquels Martin Brett crée un détective privé fort attachant : Mile Garfin. Certes. Garfin est resté dans l'ombre de pas mal de héros du genre dont les plus connus sont Spade, Marlowe ou Archer, mais à la relecture de ses aventures, cela paraît bien injuste. Garfin méritait mieux que d'être assimilé à ces centaines de héros détectives dont la littérature policière abonde et qui lui sont inférieurs.

Brett, dans cette série, se plie aux règles du genre noir de l'époque et sacrifie à l'héritage puritain qui a marqué la littérature américaine, principalement au niveau des personnages féminins (la femme fatale et la rédemptrice) mais on y trouve aussi des détails originaux qui en font l'intérêt.

 

Mike Garfin, Privé Canadien.

Même s'il écrit pour le marché américain, Brett ne situera jamais les aventures de son héros aux U.S.A. Il reste sur un terrain qu'il connaît : le Canada. Il déclare d'ailleurs volontiers ne pas avoir d'imagination et écrire à partir de choses qu'il a vues ou vécues - ce qui semble d'une modestie désarmante. Quoi qu'il en soit, Mike Garfin est inspiré d'un personnage existant, un ami de Brett, officier de la police montée, au service des narcotiques. Comme cet ami, Mike Garfin est franco-britannique. Irlandais par son père, français par sa mère. Cela en fait un parfait bilingue, détail moins anodin qu'il y parait d'abord et qui lui permettra dans ses enquêtes d'adopter tel ou tel accent pour égarer son interlocuteur.

Lors de sa première enquête, il est âgé d'une trentaine d'années (l'âge de son créateur à l'époque). Il est grand (1 mètre 82 pour 85 kilos), mais on ne saura jamais s'il est beau. Il boit pas mal d'alcool, prend des tabassées phénoménales et comme le veut la mythologie de l'époque, repart toujours d'attaque dans un laps de temps très court. Il est probablement inusable.

A cet énoncé, on pourrait penser que nous avons affaire au superman traditionnel genre Mike Hamrner. Il n'en est rien, ces détails mis à part. En effet, Brett a eu l'habileté de doter son personnage d'autres traits captivants. En premier lieu, il le dote d'un passé, ce qui n'est pas toujours le cas chez d'autres auteurs. Ainsi Mike Garfin a été abandonné dès son jeune âge et confié à un orphelinat. Cet évènement l'a définitivement marqué, a aigri son caractère et explique sans aucun doute sa vision d'un monde qu'il trouve particulièrement pourri. Autre caractéristique, il a été renvoyé du Royal Canadian Mounted Police (Gendarmerie royale du Canada) pour faute grave : il a couché avec l'épouse d'un homme qu'il devait arrêter. Il ne semble pas pour autant regretter cette exclusion, déclarant même "c'était l'époque où j'étais encore assez naïf pour croire que la loi était quelque chose de bien et que chacun devait lui obéir". Ce qui ne l'ernpêche pas cependant de consacrer son temps et son énergie à combattre l'injustice et l'hypocrisie, que celles-ci soient le fait de truands ou de la grande bourgeoisie locale. Il est particulièrement impitoyable vis à vis des trafiquants de drogue comme nous aurons l'occasion de le voir. Sur le plan sentimental, Garfin est charmeur envers les dames mais revient toujours à sa petite amie blonde Tessie, qui exerce le plus vieux métier du monde. Malgré cela, il sait être insolent et cynique sur le sujet comme lorsqu'il déclare à une de ses clientes : "l'amour n'est pas l'écho lointain d'une musique romantique, ce sont les grincements triomphants des ressorts de sommiers".

Il est aussi, et cela le différencie peut être encore de certains de ses confrères, une tête saine dans un corps sain. Il peut citer Oscar Wilde, élaborer un plan d'attaque tout en écoutant "Les Noces de Figaro" de Mozart ou bien expliquer l'histoire du mouvement hussite au 15e siècle à Prague. Détails sans doute. mais qui justement font le piment du personnage.

Les rapports du détective avec la police officielle sont souvent tendus dans les romans du genre. Brett n'y échappe pas. Ainsi Garfin, dont les agissements sont souvent en marge de la légalité, a souvent maille à partir avec un certain

Frankisson, chef de la police. Mais il a aussi son allié, le capitaine Masson, qui dirige la police municipale et se révèle toujours un ami fidèle. Une énorme plaisanterie lie les deux hommes : Mike se propose souvent d'enlever l'épouse de Masson, une imposante matrone de 1 10 kilos.

Dernier détail sur la vie de notre héros. Il loge chez Miss Lindsay, une aimable personne qui lui loue deux pièces de son propre appartement.

Durant ses quatre enquêtes, il affrontera à Montréal successivement des trafiquants de stupéfiants (Mon Cadavre au Canada), un réseau de prostitution de haut vol (Salmigonzesses), des bandes de truands qui courent après un héritage (Du Rebecca chez les femmes), un dictateur Sud-Américain et ses spadassins (Estocade au Canada).

Il est intéressant de noter que chaque roman se déroule durant une saison différente et qu'en plus d'humains, Garfin affronte aussi les éléments naturels l'hiver et le froid (Mon Cadavre), la chaleur et les moustiques (Du Rebecca).

Toutes ces enquêtes sont excellentes, exception faite de la dernière (Estocade),un peu faible. Violence, suspense, fausses pistes et rebondissements en font les charmes qui s'ajoutent à celui du personnage principal.

La Came à Papa

Cet ouvrage paru en 1961 a la particularité de n'avoir été publié qu'en France. Autre particularité, c'est le dernier de l'auteur à se dérouler au Canada et Brett y met en scène un policier qui n'est pas sans rappeler son héros Mike Garfin. L'intérêt de l'ouvrage réside dans la dénonciation sans équivoque de la drogue et surtout de ceux qui en vivent. Alors qu'aujourd'hui le sujet est presque devenu banal, Brett l'aborde à l'époque avec une vio ence surprenante, évoque une possible liaison entre certains membres de la police et des truands, le tout constitue une condamnation sans appel. A tel point qu'il fut refusé par l'éditeur anglais.

Brett traitera à nouveau de la drogue dans Pure Sweet Hell qui se déroule en Espagne.

 

La période espagnole

Parmi les cinq autres ouvrages que Brett situe en Espagne, il faut placer en premier lieu Prey By Night (A Boulets rouges) qui obtint d'ailleurs un succès public important.. Le héros, Bill Williams, est un personnage solitaire, de nationalité américaine - Brett n'oublie pas que si l'action se déroule en Espagne, il écrit quand même pour le public de langue anglaise - aventurier sur les bords, vivant de trafics et de combines. Ce type de personnage, au demeurant fort sympathique, capable de beaux gestes pour l'honneur, sera sous des noms différents, le principal acteur de tous les romans suivants.

Bill Williams donc, est un aventurier qui vit de la contrebande d'objets divers achetés à Tanger et passés frauduleusement en Espagne pour le Compte d'une riche veuve, la Marqueza, qui adore l'argent et les jeunes hommes. Mais le monde des trafiquants n'est pas rose, surtout lorsqu'ils sont plusieurs à vouloir se partager le marché florissant que constitue la contrebande. L'affaire se corsera d'autant que la police espagnole traque les passeurs. Bill au grand coeur trouvera avec l'amour d'une jeune espagnole la voie du salut au terme d'une aventure très mouvementée.

Au delà de l'histoire qui se déroule à un rythme rapide, avec de multiples rebondissements, des personnages équivoques et quelques seconds rôles toujours d'un grand intérêt, la qualité de l'ouvrage tient surtout à son réalisme. Brett n'a pas tout inventé et cela se sent. On y découvre une Espagne qui ne ressemble pas qu'aux belles cartes postales pour touristes pressés. On y apprend certaines traditions et Brett fait merveille pour décrire les mouvements de foule. Il a J'art de saisir la multitude.

C'est particulièrement évident dans Cry Wolfram (La Semaine de bonté) qui se déroule dans une ville espagnole non identifiée durant la Semaine Sainte. Le héros, Johnny Molson, secrétaire d'un vieillard qui veut obtenir l'exploitation d'une mine de wolfram (tungstène) se trouvera au centre d'une lutte menée par plusieurs autres personnages plus ou moins louches. (curiosité : l'un d'eux se nomme Chirac). Là également, les rebondissements sont légion : l'action menée avec vivacité et quelques personnages secondaires, un torero et une vendeuse de bazar ambulant, ancienne prostituée, fournissent un passage fort remarqué.

Deux autres aventures traduites situées en terre espagnole sont moins maîtrisées. Qu'il s'agisse de A Lam To Slaughter (As-tu vu Carcassonne ?) ou de Score Two For Dead (le Moine connaît la musique) l'intrigue est moins soignée, plus invraisemblable que dans les titres précédents. Le schéma reste le même : un héros solitaire affronte une série de péripéties dont il se tirera après bien des difficultés. Mais là encore on retrouve la touche de J'auteur avec des personnages troubles dont on ne sait jamais avant la fin s ' ils sont les gentils ou les méchants et puis quelques scènes fort réussies comme la description du carnaval d'Alicante (le Moine) ou la description des gens des quartiers pauvres de Barcelone (As-tu vu ?)

Le cinquième ouvrage A Dead Builfighter, malheureusement refusé à l'époque par Marcel Duhamel car il ne constituait sans doute pas une "Série Noire", raconte l'histoire d'un Américain qui devient toréador en Espagne

 

L'Italie

Autre pays méditerranéen à avoir bénéficié de deux romans grâce à The Long Run (Un Bouquet de chardon) et And Ali Flesh Died (La Fête à la grenouille).

Le premier s'apparente davantage au genre espionnage-aventure mais avec le même type de héros dont nous avons déjà décrit les caractéristiques. John Grégory, sous le couvert de représentation en machines agricoles, passe des bijoux dans les talons de ses souliers de l'autre côté de la frontière, en Yougoslavie. Il travaille pour un ignoble margoulin qui cherche à fomenter un coup d'état afin de renverser le régime en place. Un désintérêts du livre est la tentative de Brett de faire se dérouler l'action en temps réel, exercice assez peu commun 'il mérite d'être souligné.

La Fête à la grenouille se passe dans le village de Piscoli, dans les montagnes au Sud de Naples durant une inondation exceptionnelle. Jake Abbott journaliste à Universal Press Association, arrondit ses fins de mois en servant de rabatteur à un truand sicilien qui vend aux touristes de faux tableaux. Pris dans un imbroglio amoureux, Jake veut quitter son patron et l'Italie, lorsque survient une catastrophe naturelle qu'il doit couvrir pour son agence. Tous les protagonistes se retrouveront sur les lieux : Jake, sa maîtresse, le mari de celle-ci, le tueur mandaté par le sicilien, un photographe et quelques autres personnages bizarres du village. Ils seront confrontés à des vols d'objets précieux, à des crimes au milieu des éléments décharnés, ce qui donne à l'ensemble une densité et une violence particulièrement originales.

 

L'Afrique et les Pays Arabes

Continuant son périple international, Brett nous entraîne en Afrique noire pendant une guerre que se livrent deux groupes : celui de Bono Babuya, opposé à celui des partisans du président Isani. Au coeur de cet affrontement, l'auteur place quelques personnages : Charles Ross, mercenaire américain devenu colonel de Babuya, Kennedy, titi londonien, mercenaire lui-aussi ; Delorme, un homme d'affaires français venu placer sa camelote ; Sykes, un autre mercenaire ; Siamba, un noir partisan de Babuya, et un étrange pasteur blanc amnésique. Tous prisonniers dans la même cellule, ils vont s'évader et la trame du livre sera constituée par leur fuite dans une forêt hostile. Ils recueilleront dans leur difficile randonnée une londonienne, Rosemary Winton, seule survivante d'un motel pour chasseurs de safari. Le thème de la poursuite rappelle fortement des romans de Michael Barrett à la différence que le désert est ici remplacé par la brousse. Mais l'étude des caractères des divers personnages est facilitée par leur mise en situation dans un univers hostile et la méfiance qu'ils ressentent les uns pour les autres.

 

Deux romans sont situés au Moyen Orient : Shreads, (Sables d'Or les pains) est sans doute le plus fort et le plus prémonitoire. Brett y met en scène quelques Anglais et Américains qui, sous couvert de fouilles archéologiques, essaient de s'emparer de l'exploitation des puits de pétrole. Cette dénonciation de l'impérialisme étranger dans un pays où la richesse la plus insolente côtoie la misère crasse, n'a d'égale que la description impitoyable du souverain Sélim V prêt à vendre son pays et ses sujets pour garder pouvoir et richesses.

Shroud For The Killer (Chabanais chez les pachas) a pour héros l'américain Adam Hunt, qui trafique des objets de luxe dans la république dirigée par le général Djebel. Une république qui, là-aussi, ressemble à une dictature et où tout se vend et tout s'achète.

On retrouve dans ces histoires les qualités précédemment décrites : action dynamique, violence des situations et des personnages, rebondissements incessants, personnages doubles et parfois triples, description des mouvements de foules d'un réalisme saisissant. La peinture qui est faite des despotes arabes et Même du petit peuple présenté comme voleur ou menteur pourrait laisser planer un doute sur les intentions de l'auteur mais il a mis des garde-fous et précisé ses intentions.

C'est ainsi qu'on peut lire au début de A Boulets rouges : "Confiez un port international aux représentants de huit nations, tous bien décidés à s'en mettre plein les poches et l'Arabe apprend rapidement à suivre ce brillant exemple". La page de garde de Sable d'Or les pains est aussi explicite "Assez de mensonges (tous les vocabulaires arabes)"

Est-ce à dire que si les Arabes décrits dans ces livres sont menteurs ils le sont devenus au contact des étrangers qui leur ont rendu visite ? Est-ce à dire que si les Arabes de Chabanais sont trafiquants et voleurs ils le sont devenus par nécessité (la pauvreté) mais aussi parce que les "humanistes" qui les ont visités, ont montré l'exemple ? C'est une des lectures que l'on peut faire de ces excellents romans.

 

Hollywood

The Stubborn Unlaid (Cinémaléfices) est le seul roman de Brett situé aux U.S.A., plus précisément à Hollywood. Le héros, Alan Dufferin, est un scénariste de talent, alcoolique repenti. Il va se trouver au centre d'une machination superbe et compliquée mettant en scène des personnages pittoresques pour qui J'argent constitue le principal ressort de la vie. C'est également une peinture au vitriol de la cité des rêves.

 

Une oeuvre homogène

Comme cela a été signalé tout au long de ce survol des divers romans de Brett, on retrouve dans chaque ouvrage des traits communs que l'on pourrait hâtivement assimiler à une quelconque recette resservie à des sauces différentes. Ce serait injuste. Disons plutôt que ces traits communs constituent une cohérence, celle de l'univers d'un auteur qui a beaucoup voyagé, beaucoup vu et retenu, à qui il est arrivé des histoires parfois ahurissantes et qui viennent enrichir de péripéties incessantes les aventures de ses héros.

La construction de ses histoires reste classique. Sauf rares exceptions, on suit de façon chronologique le même personnage d'un chapitre à l'autre.

Le style est incisif, les phrases n'ont parfois que quelques mots, la ponctuation est abondante, le suspense est entretenu de bout en bout.

Deux qualités méritent encore d'être signalées : la description très réaliste des foules en mouvement et l'importance accordée aux éléments atmosphériques. Cette attention particulière au temps, pluie, neige, soleil, annonce Bill Pronzini.

Quant aux personnages qui peuplent les romans, ils sont particulièrement amoraux, sadiques et brutaux, dominés par l'argent et le pouvoir. C'est le cas des truands, des bourgeois et des despotes. Deux exemples témoignent bien de ces comportements : dans Sable d'Or-les-Pains, le roi Sélim V, qui a une multitude de rejetons, oppose deux d'entre eux en combat singulier. Le premier dans une Cadillac affronte le second, dans une Rolls. Au signal, ils foncent à toute allure l'un vers l'autre, tandis que le papa mise sur le gagnant. Un fils aura la tête fendue, l'autre une jambe cassée. Papa Sélim est content, il a misé sur le bon numéro!

Dans A Boulets rouges, un contrebandier, pour se débarrasser de ses concurrents, les jette dans un enclos à taureaux où ils sont réduits en charpie.

La police elle-aussi est souvent décrite sous un jour brutal, à l'exception peut-être des policiers espagnols - ce qui laisse rêveur au regard de la période où les livres ont été écrits !

Par contre, le petit peuple est toujours évoqué avec sympathie et tous ces personnages de second plan jouent un rôle aussi important que les seconds rôles dans les films américains de série B.

Enfin, les héros de Brett - LE héros, devrais-je dire - même affublés de noms différents ne font qu'un. Qu'ils s'appellent Garfin, Williams, Hunt ou Molson. Ils sont dans la fleur de l'âge, individualistes, disponibles pour les bonnes causes, même si nécessité fait loi. Même s'ils font leur cette devise "tous les hommes sont des escrocs, moi le premier" (Chabanais chez les pachas), ce sont au fond des durs à cuire au coeur tendre, de preux chevaliers sans doute bien à l'image de leur créateur, un romancier chaleureux qui se retrouve taquiné par le démon de l'écriture depuis la réédition de Sables d'Or-les-Pains et depuis qu'un jour, en 1983, il a reçu une lettre de France le questionnant sur son oeuvre.

 

Claude Mesplède

 

* Pour ceux qui, par extraordinaire, ne connaîtraient pas Claude Mesplède, rappelons qu'il est un des deux ou trois grands spécialistes du roman noir américain et l'un des deux auteurs de l'indispensable "Voyage au Bout de la Noire" (Futuropolis).

(1) Le terme roman policier est d'ailleurs trop étroit pour qualifier les ouvrages de Martin Brett. Certains d'entre eux, notamment la série de Mike Garfin, sont des romans noirs. D'autres des romans d'aventures avec quelques ingrédients criminels.